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Sur le quai de la gare en attendant papa :
- Maman, qu'est-ce qu'elle dit la dame ?
- Elle fait une annonce en espagnol Loulou, c'est pour le train de Barcelone.
- C'est où Barcelone ?
- C'est en Espagne mon lapin.
- Oui mais ici on est en France, il faut parler en français !

La campagne électorale est officiellement inaugurée ...

La campagne électorale est officiellement inaugurée ...

J'avoue, sur le moment je ne savais pas quoi répondre. Les enfants ont cette capacité qui relève presque de la magie de sortir des phrases qui peuvent faire un écho extraordinaire à l'actualité (cf. Sarkozy et les gaulois).   

Je vais donc réfléchir à clavier haut à ce que je voudrais te dire plus tard mon grand sur ce que tu es le jour où tu te poseras des questions !

On parle de la langue maternelle comme étant celle acquise durant l'enfance au sein de la famille et du cercle proche. On peut avoir appris plusieurs langues maternelles pour différentes raisons : parce que l'on nait dans une famille multiculturelle ou qui a émigré d'un pays étranger. On peut également hériter d'une langue parce qu'elle a fait partie de l'histoire d'un peuple ou celle personnelle d'un ascendant de la famille. Dans tous les cas une langue fait partie d'une histoire intime plutôt que celle d'un roman national, elle défie les codes et la science des chiffres. Elle n'est pas une statistique qui enregistre des comportements, elle n'est pas un manuel à la gloire d'une nation, elle n'est pas une frontière à laquelle s'arrête nos modes de vie et de pensées ainsi que nos valeurs communes.   

S'il est vrai que ce qui nous unit de proche en proche au reste de l'humanité se fait par paliers : un cadre géographique, un passé, une langue, des pratiques culturelles ou religieuses communément partagées, je reste convaincue que nous sommes appelés à dépasser ce cercle qui est un outil mais sûrement pas une finalité. Nous sommes conditionnés par nos croyances, les rapports de forces historiques qui ont érigé des barrières étatiques et politiques, les concepts et fondamentaux philosophiques hérités de nos penseurs (gourous, prophètes, maîtres spirituels, hommes d'États, ...), certaines visions fantasques ou fantasmées de notre rôle et place en temps que nation dans le monde. Je crois fermement et sincèrement que ce que nous sommes réellement ne se révèle que lorsque nous sommes libérés de tout cela de manière apaisée et ouverte sur ce que nous considérons comme étant l'Autre et que ces apprentissages certes nécessaires ne sont bénéfiques qu'à la seule condition qu'ils nous amènent vers une meilleure connaissance de cet Autre.   

Je ne saurai te dire de manière exhaustive et juste ce qu'est une langue, un peuple ou une nation mais je sais ce que tout ceci n'est pas. Alors le plus important parfois n'est pas toujours de savoir qui on est mais peut-être ce qu'il ne faut pas qu'on devienne et ce qu'il nous faut combattre, i-e la paresse, la méconnaissance et surtout la peur de l'Autre.      

 

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