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« Papa ! Tu crois qu’on verra des poissons quand on sera sous la Manche ? » ... 2 secondes plus tard : « Mouaaaahha ha ha ha.  Je plaisaaante bien sûr, je t’ai fait une blague ! ».

Enfin une blague, pas tant que ça finalement puisqu’avec ton aïe-fon tu peux te connecter au wifi de l’Eurostar et voir petits et gros poissons se balader l’air de rien dans les couloirs des voitures ... et si t’es vraiment high-tech et que tu te ne sors jamais sans ton casque de réalité virtuelle, tu peux même les voir passer au beau milieu des passagers comme si c’était vrai !

Bon, TonMoutard avait commencé à faire du coloriage et l’application ne marchait pas très bien, nous avons donc loupé cette expériences hautement palpitante ; mais pour tout ce qui est du reste de notre séjour ce WE passé à Londres, WE MADE THE MOST OF IT !

London calling
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La ville clichée qui n’en était pas :

La ville de Londres est une véritable ville musée, et le moindre objet du quotidien peut revêtir une valeur de marqueur culturel voire identitaire. Et l’identité de la capitale du Royaume-Uni a quelque chose de photographique. Prenez les bus à impériale, le logo du métro londonien, les boîtes de courriers postaux et les cabines téléphoniques éparpillées un peu partout dans les rues. Il y a une unité de couleurs et de formes assez typique et emblématique [ce qui en fait une ville très attractive pour les enfants car assez attirante visuellement].

Aujourd’hui, des compagnies étrangères comme la RATP et la Deutch bahn ont la main mise sur la gestion des réseaux de transports londonien par bus depuis la privatisation des compagnies nationales entreprises par Margaret Tatcher ; la plupart des bus en circulation ne sont que de nouveaux modèles copies des Routemaster originaux [dont nous croiserons un des rares et derniers modèles authentiques encore en circulation]. 

Les cabines téléphoniques sont quant à elles vides à l’air du portable, et il paraîtrait que les londoniens se les arracheraient à prix d’or pour en faire des douches vintage.

Mais dans l’esprit du touriste et des médias mais aussi du public, il n’y a rien de plus typiquement londonien que ce rouge vif visible de loin dans la flamboyante capitale britannique.

L’autre spécificité de Londres est son architecture ou plutôt ... ses architectures ! Car en effet, la ville a subi en 1666 un incendie ravageur qui a radicalement changé sa physionomie. Peu de constructions datent d’avant cette époque et la plupart, en stuc blanchi à la chaux [comme la cathédrale Saint Paul] ou en briques rouges à moulures et ciselures (tel que la gare Saint Pancras), ont vu le jour aux époques victorienne puis édouardienne, i-e essentiellement au cours du 19ème siècle.

L’allure moderne des grattes-ciel, notamment ceux de la city, ajoutent une note parfois futuriste aux façades plus classiques voire parfois avec une subsistance médiévale, de la rive droite de la Tamise et aux abords du centre, notamment autour de l’abbaye de Westminster, Trafalgar Square et Covent Garden.

London eye, Tower bridge, Tower of London, « le cornichon », Westminster abbey, the shard, St Paul’s cathedral, les écrans géants de Picaddily circus, Big Ben [sous l’echaffaudage en vue de se refaire une beauté] ...  ce bel amoncellement de paysages urbains se côtoie en tissant une toile d’une harmonie on ne peut plus naturelle. Et si vous voulez un peu réviser vos classiques, le mieux est d’aller faire un tour au lego store de la ville pour tester d’autres configurations et vérifier par vous-même !

London calling
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Avec tous ses monuments, Londres possède un charme indéniable. Et si elle peut paraître dense et parfois étouffante, il y a nombre de parcs au cœur de la ville pour s’échapper un moment dans la nature et oublier les turpitudes et rythmes effrénés qui la caractérisent également.

La ville irrespirable qui respirait quand même :

Il y a à Londres quantité de parcs que l’on pourrait presque qualifier de bois, à l’image de Vincennes ou de Boulogne à Paris. Noisetiers, charmes et même platanes jalonnent de grandes allées ou bordent des lacs où la faune à plumes se laisse tranquillement dériver. Il y a des oies, des goélands, des cignes blancs et plus rare, des cignes noirs. Il y a même des hérons, des cormorans et il paraîtrait aussi ... des pélicans !

Ces véritables poumons verts permettant la pratique de nombre d’activités aux cyclistes, marcheurs, coureurs, et autres «sciuridophiles » [et nos amis écureuils se laissent volontiers approcher].

Lorsqu’il ne fait pas assez beau pour profiter pleinement de l’extérieur [ce qui était notre cas samedi après-midi, il pleuvait des cordes de chiens et de chats !], il y a d’excellents musées qui sont en plus gratuits.

Nous consacrons donc deux petites heures au musée d’histoire naturelle. Celui-ci est une véritable mine d’or. Nous sélectionnons toutefois les sections que nous visiterons afin de permettre à TonMoutard de garder son attention et ressortir avec au moins une ou deux choses d’utile. 

D’emblée, et comme au muséum d’histoire naturelle à Paris, nous sommes accueillis par un monumental squelette de baleine bleue. Nous restons un moment à spéculer sur la nature de l’animal : « Tu crois que c’est une baleine vraiment ? », « Oui oui! », « Bah moi je crois que c’est un dinosaure ... » [je crois que TonMoutard aurait bien voulu que s’en soit un !]. Nous passons ensuite devant les vitrines montrant des pierres de toutes sortes dont une que l’on aurait dit rehaussée de véritables poils [TonMoutard qui a commencé à collectionner les cailloux avant même qu’il ne sache marcher était impressionné par leurs formes et leurs couleurs, et aurait bien aimé repartir avec l’une d’elles].

Nous passons ensuite une grande partie du temps de la visite à l’aile des dinosaures. Les explications sont très bien faites et il y a même un dinosaure articulé ... ne me demandez pas si c’était un tyrannosaure, branchiosaure ou tricératops, je suis nulle en dino et je ne me rappelle déjà plus ... c’était un gros lézard sur pattes qui hurlait dans tous les sens quoi !

Après, si je ne suis pas la digne héritière du Pr. Alan Grant [mais si, rappelez-vous Jurassik parc !], je retiens bien les explications. Nous apprendrons par exemple au cours de notre parcours que la science ne sait pas encore se prononcer pour dire si ces géants ayant tout d’un reptile étaient comme eux des animaux à sang’ froid ou plutôt à sang froid comme les mamifères, qu’il existe plus d’une centaine de théories pour expliquer leur disparition [toutes ne se valant pas et certaines sont assez farfelues], que les paléontologues ont retrouvé non seulement des squelettes mais également des morceaux de peau sur certains spécimens, etc. etc. 

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Après avoir bien dépensé nos calories dans cette ville trépidante, nous nous posions bien sûr pour un repas ou une pause gourmande. Et pour parler franchement, nous ne nous attendions pas à grand chose de ce côté-là étant donné la [maibaise] réputation culinaire [averée] de ce côté-ci de la Manche. 

La ville qui ne savait pas cuisiner et où l’on arrive toujours à bien manger :

Pour éviter de se goinfrer de fish&chips dans une ville pour qui « olive oil » pourrait être le nom d’une marque exotique de carburant ;  il faut se rendre dans les restaurants de cuisine internationale. Indien, japonais, chinois, italien, français, ... ce que vous voulez ! Ils ont souvent bonne réputation et proposent des menus à des prix très accessibles.

Nous avons testé au cours de notre séjour :

- Le Zedel : https://www.brasseriezedel.com/

Si vous voulez prendre une entrée au roquefort ou au foie de volaille, enchaîner avec une choucroute ou Andouillette quintuple A en plat principal pour finir sur une orgie de desserts à la crème, c'est l'endroit idéal pour vous. Cette brasserie située près de la station de métro Piccadilly Circus, très française dans sa carte, sa déco et son ambiance générale est très accueillante et bien que le service soit un peu longuet, on apprécie ce que l'on a dans son assiette et on ont a pour son argent.

- Jamie's italian : https://www.jamieoliver.com/italian/restaurants/piccadilly-circus/menu/nibbles/

 Située juste en face du Zedel [promis, on n’a pas fait exprès], ce restaurant est parfait pour un repas avec des enfants. Son propriétaire est Jamie Oliver, ce chef cuisinier animateur d’une émission culinaire qui s’est donné pour mission de relever les standards nutritionnels de son pays, spécialement dans les cantines scolaires. Je ne sais pas si son objectif fut ou non couronné de succès, mais force est de constater qu’il a une approche plutôt louable. Les quantités servies dans les menus enfants sont pour une fois correctes et correspondent mieux à l’appétit d’un estomac de 5 ans, et les enfants reçoivent en kit de bienvenue un petit livret avec des activités pédagogiques autour des fruits et légumes. Nous passerons donc un très bon moment à table.

- Le pain quotidien : Nous avons découvert cette franchise de boulangeries/salons de thé à l’occasion d’un séjour à New York il y a quelques années déjà. Depuis, le nombre d’ouvertures de nouvelles enseignes ne cesse d’augmenter et on en trouve un peu partout. La philosophie de la maison est de consommer bio et local. On y mange correctement et simplement. À Londres, on en a croisé en ville et à la gare de Saint Pancras.

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Enfin, depuis 2 ans on ne peut plus visiter Londres sans parler brexit.

La ville qui voulait s’enfuir mais qui ne savait pas où prendre la porte :

Dimanche dernier, nous croisons des manifestants qui se rendent avec chiens sous les bras à un appel de mobilisation pour demander l’organisation d’un deuxième référendum. Les slogans employés font sourire [« appawled by brexit » ou encore « dogs say stop to brexit »] mais l’heure est grave. L´humour caustique, sans détour mais toujours employé avec élégance fait partie de ces traits de caractère que nous autres européens aimons particulièrement chez nos voisins d’Outre-Manche ... nous apprécions également tout particulièrement le raffinement et le sens de la justesse malgré une sophistication apparente. Mais cela ne suffit pas à rendre la situation moins inquiétante ... nous avons envie de crier « Please don’t leave ! » là où on risque d’entendre bientôt un « So long, and thanks for the fish ! ».

Il y avait également à Londres ce jour-là, juste à côté de la manifestation pro UE - les deux se tenant quasiment aux pieds ... de nez oserai-je presque le jeu de mots ... de la statue de Churchill ... tout un symbole ! - une queue monstrueuse de ressortissants et bi-nationaux brésiliens qui se mobilisaient devant leur consulat pour voter aux élections de leur pays, un candidat d’extrême-droite étant arrivé en tête du premier tour [ça vous rappelle quelque chose ?].

Combien de fois ce scénario devra-t-il se reproduire dans nos démocraties pour comprendre que quelque chose ne va pas ; qu’une profonde introspection est nécessaire quand expliquer pourquoi les valeurs d’humanisme et la volonté de mieux vivre ensemble non seulement ne suffisent pas à éloigner nos peurs et juguler nos angoisses, mais ne sont même pas capable d’édifier un rempart contre le chant des sirènes vantant les vieilles rengaines de patriotisme et de retour à des nationalismes exarcerbant nos différences et nous poussant vers la haine de l’autre. Ce monde serait-il devenu si désespéré ?

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L’avenir nous dira si le dénouement du brexit sera plus proche de celui d’un drame shaekespearien ou d’une aventure à la Dickens ; quoiqu’il en soit, cette affaire tient tout le monde en haleine et suscite une atmosphère de suspens digne d’une nouvelle à la Sherlock Holmes.

En attendant ce que l’avenir nous dira, Londres est une ville qui marque même et surtout les esprits les plus jeune ; la preuve en est, TonMoutard nous en parle encore et ne lâche plus son bus lego rouge !

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